jeudi 8 avril 2010

Dernier mot du FASO

Mercredi, le 7 avril

Séjour à Banfora

Pendant que j’avais une famille qui s’éclatait devant un repas de cabane à sucre pour cette dernière journée de samedi avant Pâques à faire du sirop d’érable, à 28º et en plein soleil, nous partions pour une découverte du Burkina pendant le congé pascal. À 400 km de la capitale, Banfora est l’un des endroits touristiques du pays où la végétation est plus abondante et où il est sensé faire un peu plus frais. En fait, c’est plus humide mais pas nécessairement plus confortables. Nous avons logé à l’hôtel « les Rôniers » en pensant nous passer de climatisation puisque ça fait déjà trois mois que nous le supportons. Mauvais choix, ces deux nuits ont été fort éprouvantes. Heureusement que nos journées ont été à la mesure de nos attentes. Comme nous avions apporté nos
vélos, nous sommes allés à la découverte des sites intéressants et populaires des environs.

Escortés de nos amies et de notre guide Yaya qui étaient à moto, nous avons sillonné la campagne, traversé des champs de canne à sucre, escaladé les dômes de Fabédougou, des falaises de calcaire dont chaque pic évoque une forme familière : des oiseaux, des singes, des tortues. Il semble que le lieu soit un site de sacrifices pour les animistes. Mais nous n’avons rien vu de tout ça et avons continué à pied sur une distance de 2km pour arriver aux chutes de Karfiguéla. Pas très impressionnantes en saison sèche mais combien rafraîchissantes quand nous y sommes plongé, tout habillés. Une belle expérience car, tout au long du retour, nous av
ions cette sensation de fraîcheur sur le corps causée par nos vêtement qui séchaient. C’était une journée particulièrement chaude pour faire du vélo !

Le lendemain matin, nous sommes allés au lac de Tengrela, toujours en vélo. Nous n’avons pas vu les hippopotames que Michelle et Nathalie avaient vus la veille car nous n’avons pas fait la balade en pirogue. Par contre, longer cette petite étendue d’eau bordée par des champs en culture et des forêts de manguiers dont les fruits sont prêts à être dégustés, un grand bonheur.

Sur le chemin du retour, nous avons décidé de passer une nuit à Bobo Dioulasso et organisé à la dernière minute une rencontre avec les volontaires VSO de la place. Belle soirée dans un resto sympathique de la ville, « Le Mande », une façon pour nous de saluer nos collègues de l’endroit avant notre départ du pays.

Fête des Tchadiens

Samedi dernier, nous avons été invités à une fête organisée pour la communauté tchadienne vivant à Ouaga. Nous y avons mangé des mets tchadiens, délicieux et rencontré les amis de Jolyane, volontaire VSO dont so
n conjoint Gnaba et qui nous avait invités. Notre ami Titcki est aussi tchadien. C’était une fête très animée, ponctuée de musiques et de danses. On s’est bien amusés.

Fin de séjour : Il faut bien en parler de ce départ puisqu’il se concrétise dans trois jours. Plein de sentiments et d’émotions fortes ont ponctué cette dernière semaine. Il y a eu, tout d’abord, cette petite fête organisée par M. Sanou, notre voisin de la FENOP dont j’ai parlé lors de mon dernier blog. Il avait même invité Pierre pour un lunch sympathique dans le local même. Ce geste m’a profondément touchée, il avait invité tous ceux qui partagent ces mêmes espaces de bureaux. Nous avons bien ri et bien parlé de nos habitudes réciproques, allant de notre gardien, Ousmane, qui est Peul et qui nous a fait son thé à sa façon, à notre collègue Ouomou qui ne pourrait vivre sans son tô et se demande si on peut en avoir au Canada. Puis-je avouer que j’ai encore parlé de notre sirop d’érable ? C’est plus fort que moi, de ce temps-ci, je n’arrête pas d’y penser !

Un autre moment fort de la semaine, c’est vendredi dernier. Nous étions tous invités par VSO pour, en principe, saluer l’arrivée de trois nouveaux volontaires et souligner mon départ. Au « Jardin de l’amitié », un endroit populaire de Ouaga. Mais, en fait, il n’y avait qu’une seule nouvelle, Helen, arrivant directement de Grande Bretagne. Les deux autres av
aient eu un retard dans leur trajet. La fête s’est donc un peu plus focalisée sur mon départ et, à ma grande surprise et à ma grande gêne aussi (pour ceux qui me connaissent, ils ne seront pas surpris), j’ai eu droit à un concert de louanges. Même Pierre a eu droit à ses hommages. Et le tout de façon officielle, en commençant par le Directeur de VSO, Gervais. Comme mes partenaires avaient été invitées, Laetitia et Mme Tiema, la présidente d’UFROAT, elles ont également fait leur allocution et Pierre et moi avons reçu, en cadeau, deux belles chemises en coton biologique fabriquées des mains de notre présidente, en plus d’un beau Batik aux effigies de l’UFROAT. De quoi me rappeler à leur souvenir pour le restant de ma vie ! J’étais tellement émue, j’en ai perdu tous mes moyens !

Que dire d’autre du Burkina ? Et que ferons-nous de ces trois derniers jours ? Je pourrai en faire mention dans un dernier « blog » qui sera fait à Nominingue à notre retour. C’est ainsi que va se clôturer notre belle aventure dans ce pays difficile mais combien attachant.

2 commentaires:

  1. Merci pr ces aventures dans un pays qui nous tente bien.
    Nous espèrons avoir la chance de vous revoir en Afrique ou dans une cabane à sucre!!!
    Gros bisous francophones.
    Célia et Guillaume(et Zouzou qui va bientôt pointer le bout de son nez)

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  2. Sur la photo relative à la fête des tchadiens, une jolie bouteille format 75 trône...Etait-ce de la Chari ou bien de la Gala ramenée du pays par vos hôtes ???
    En tout cas nous espèrons que votre séjour vous a une nouvelle fois donné envie de "repartir". Grosses bises du frigo corézien qui se réchauffe

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